Emancipation Optique

_IMG4378

Thermal Pixel, bois, Raspberry Pi, électronique, 11 x 15 x 10 cm, 2017.

 

scanera focale fixe

Scanera à mise au point fixe, bois, scanner modifié, 41 x 28 x 22 cm, 2016.

 

chambre claire 02

Chambre claire #02, Chambre claire #01, bois, miroir, 22 x 22 x 34 cm, 2015.

 

banc optique

Banc de mesure optique, bois, métal, verre, 70 x 32,5 x 25,5 cm, 2015.

 

2014-02-02_chambre claire

Chambre claire #01, bois, verre, optique industrielle, 22 x 22 x 13 cm, 2014.

 

2013-11 - Chambre numérique pour adaptation optique 135

Scanera à optique industrielle, bois, scanner modifié, baque de monture M42, 42 x 28 x 13 cm, 2013.

 

2012-08 - Chambre numérique scanera

Scanera à soufflet, bois, métal, papier, scanner modifié, 44 x 40 x 31,5 cm, 2012.

 

2012 - appareil numérique arduino

Compact numérique #01, boîte métalique, système électronique arduino, 10,5 x 9 x 4,5 cm, 2012.

 

Sténopé #01, bois, 11 x 6,8 x 7 cm, 2011.

 

 

Dans une logique do it yourself , tu fabriques tes propres appareils de prises de vue. Cela traduit-il une volonté de prendre tes distances avec une certaine façon de faire des photos ?
Je fabrique mes appareils photo pour m’affranchir de certains aspects qui ne me conviennent pas avec les modèles « industriels » tels que les formats standardisés ou l’utilisation de produits issus de l’exploitation animale (gélatine, albumine, cuir). De manière générale, je ne suis pas à l’aise avec leur utilisation. Je construis donc mes propres outils en fonction d’un projet, d’une envie, afin de produire des images singulières hors des normes photographiques.

Ton travail semble se situer quelque part entre une image technologique et une forme de photographie presque primitive. Comment te situes-tu par rapport à cette histoire des techniques de reproduction ?
Selon les projets, j’aime faire des allersretours dans l’histoire des techniques photographiques. J’ai une fascination pour l’argentique ou les procédés dits «alternatifs », mais je ne souhaite pas négliger, par « réaction », le numérique. Chaque procédé ayant ses avantages et inconvénients, je les choisis donc en fonction de l’effet recherché. Par exemple, l’utilisation de scanner dans certains de mes appareils apporte un grain spécifique : une trame horizontale due au balayage du capteur, qui apporte une identité esthétique forte aux images. Le numérique a par ailleurs l’avantage d’être plus économique.

Le paysage semble être un motif récurrent dans tes images. Comment établis-tu le choix de la prise de vue et cherches tu à proposer une lecture politique ou culturelle de ces territoires ?
De même que pour l’aspect « technique », je m’intéresse à la dimension politique et sociale de ce qui nous entoure et nous traverse. Le paysage est un vaste sujet qui permet d’étudier un ensemble de concepts comme le territoire, l’urbanisation, les dispositifs touristiques, les espaces privés et publics ou la question du « naturel ». Induisant un point de vue, il permet d’aborder le regard, l’intimité, la sensibilité, autant de questions éminemment politiques selon moi.

A suivre…2014, entretien avec Raphaël Brunel, ESAM, Caen, 2014.

Publicité